Compte-rendu de l’action banques du samedi 26 novembre.

Publié: 28 novembre 2011 dans Actions, Actus

  Il faisait un peu froid pour l’action des indignés de samedi matin. Nous étions un peu plus d’une trentaine, moitié moins que pour la première action, peut être à cause du froid, de la lassitude, d’autres engagements prévus…Par rapport à la première action, nous étions beaucoup mieux organisés. Pendant qu’une dizaine d’indignés allaient nettoyer les banques vêtus de blouses de travail et armés de balais, de chiffons, d’éponges… les autres dehors tractaient des informations sur les banques, échangeaient avec les passants et lisaient au mégaphone toute une série de textes.

  L’action a été beaucoup plus vivante que la première. Nous sommes allés aux mêmes banques que la première fois voir si les choses avaient changé. Au Crédit Agricole où nous avions été reçus fraîchement par le directeur d’agence en octobre, les choses se sont mieux passées cette fois-ci. Le directeur (consignes de la hiérarchie ou de meilleure humeur ?) a pris le temps d’échanger avec nous. Spectacle assez surréaliste d’un échange de près de 45 minutes ou milieu de l’agence entre des gens en blouse et un monsieur en cravate ! Nous avons apporté le débat sur les banques dans les deux agences (même topo à la Société Générale) où nous avons pu échanger avec le directeur, les employés, les clients… Ce genre d’action est revigorant pour la démocratie car le sujet des problèmes du système bancaire sont discutés entre différents acteurs (professionnels, citoyens, clients…). Il y a quelques désaccords évidemment mais globalement le constat que ça ne peut pas continuer comme cela est partagé par tout le monde même les directeurs d’agence. La réponse qui nous est toujours faite est que les décisions se prennent en amont des agences et qu’ils n’ont pas leur mot à dire sur les pratiques frauduleuses bancaires qu’ils condamnent comme les indignés. Cela pose la question de la responsabilité individuelle devant les pratiques inacceptables. Nous comprenons qu’il faut manger et qu’on peut être un rouage de la machine sans adhérer aux pratiques. Ce qui est vrai pour les banques est vrai dans les autres domaines d’activité. Le système ne fonctionne que par nos contradictions. D’où l’importance d’une réflexion individuelle sur son mode de vie. Et de relire La Boétie et son discours sur la servitude volontaire.

A certains moments, il faut avoir du courage et dire non, et résister. « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux».

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s