Archives de la catégorie ‘Comptes rendus’

Préparation de la marche Angers-Paris

Tous les marcheurs faisant la marche Angers-Paris ne pouvant être présents aux réunions de préparation, des échanges par mails peuvent nous permettre de dégager des idées fortes communes à chacun d’entre nous afin de définir nos objectifs et nos façons de fonctionner collectivement. Lors de notre dernière réunion, plusieurs questions se sont posées. Merci de donner votre avis (en utilisant les numéros des questions, ça sera plus simple pour mettre en commun).

1.                 L’AFP (Agence France Presse) souhaite rencontrer un marcheur de notre marche pour l’interviewer. Quelles relations entretiendrons-nous avec les médias ?

2.                 Le soir, nous souhaitons rester dormir sur la place publique. Que faisons-nous si les tensions sont fortes ou si nous sommes invités ailleurs ?

3.                 Prévenons-nous la mairie de notre arrivée, si oui quand ?

4.                 Si des élus sont à prêts à nous accueillir officiellement, acceptons-nous cet accueil et sous quelle forme ?

5.                 Est-ce que nous envoyons des éclaireurs dans les villages pour préparer notre accueil ? (si oui, quels moyens de transport utilisons-nous ?)

6.                 En ce qui concerne la nourriture, une pratique des marcheurs allant à Bruxelles a été celle de la non-utilisation d’argent (seulement récupération de nourriture auprès des commerçants, dons de la population, dons des indignés marcheurs au collectif en ce qui concerne le tabac). Reproduisons-nous ce système ?

7.                 Comment faisons-nous pour le linge ?

8.                 Marchons-nous sur des grandes routes (pour la visibilité) ou sur des petites (pour la tranquillité) ?

 

– En dehors de ces questions auxquelles il nous faut répondre, nous devons établir la liste des besoins collectifs. Quels sont-ils ?

 

–  Enfin, quels sont les thèmes que nous voudrions voir portés par cette marche et sur lesquels  nous échangerions avec les gens lors des assemblées chaque jour.

L’idée d’amener des cadeaux aux villes/villages traversés (produits locaux, graines) que nous échangerions avec des produits/graines locaux a été évoquée ainsi que celle de cahiers

qui permettraient aux gens rencontrés d’exprimer leurs revendications et de les porter à Paris lors du rassemblement (quelle forme pour les cahiers ?).

Pour finir, un atelier de fabrication de banderoles pour la marche va se dérouler, avez-vous des idées de slogans ?

pour répondre veuillez utilisez l’adresse : indignesangevins@mailoo.org

 

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Compte-rendu du 26 novembre 2011

Publié: 28 novembre 2011 dans Actus, Comptes rendus

11 participants au début de l’A.P., 14 à la fin.

1/ Question des R.G.

Une personne appartenant aux R.G. s’est présentée comme tel et a laissé son mail en demandant à être mis au courant de nos actions. Que faire ? Les avis sont partagés.

  • Certains sont pour :

    Les RG trouveront les informations de toutes façons, alors autant leur envoyer les mêmes mails qu’à tous, sans leur faciliter la tâche.

    Se « battre » contre eux serait une perte d’énergie, inutile de se les « mettre à dos » en se taisant ou en leur racontant des histoires.

    Et si cet homme souhaitait rejoindre le mouvement ?

    Il peut venir en tant qu’individu sans étiquette. Mais si des gens plus engagés dans la lutte nous rejoignent, cela les mettrait en danger.

    • D’autres sont plus hésitants, voire contre :

      S’il vient discuter avec nous cela ne dérange pas, en revanche, lui faire remonter les mails est périlleux, on ne sait pas ensuite où cela va.

      Le travail des RG c’est de chercher les infos.

      On peut passer un marché avec lui : on lui donne des infos, en échange il nous dit comment elles sont utilisées, ce qui est dit sur nous.

      Les RG travaillent pour l’Etat. Une collaboration ne serait pas naturelle.

Un pré-vote est effectué à main levée : un pour, une large majorité contre. Il est donc décider de ne pas leurs fournir plus d’informations pour le moment, néanmoins de se laisser le temps de la réflexion et de reporter la question à plus tard.

2/ Préparation de la journée mondiale du 10 décembre

Quelle action envisager ?

La question des migrants pourrait être centrale ce jour-là, d’autant plus que l’appel mondial a été lancé en lien avec l’élaboration d’une Charte Commune des Droits Humains. Nous devons nous situer par rapport à cette question, en tant qu’indignés.

Proposition d’action : préparer un repas dont ils seraient les invités d’honneur. La salle de l’Etincelle pourrait accueillir 50 à 100 personnes pour ce repas.

Le rassemblement place du Ralliement aurait lieu auparavant à 16h comme tous les samedis, avec une information ciblée sur les migrants.

Question de la communication : faire des tracts, chacun s’occupant de les dupliquer et de les diffuser.

Faut-il contacter les média ? Les avis sont partagés, décision est prise de se mettre d’accord avant sur un communiqué de presse, qui sera préparé mercredi prochain 30 novembre.

Quelqu’un souhaite que les adresses mail ne figurent pas toutes sur les messages envoyés (problème de mails indésirables reçus par certains). Le problème à déjà été pris en compte et réglé suite à de précédentes remarques à ce sujet. Les membres de la commission chargé actuellement de la gestion des mails présente ses excuses et mettra tout en oeuvre pour que cela ne se reproduise plus.

Réunion mercredi 30 novembre à 18h au Saltimbanque (certains indignés se rejoignent dès 16h)

Avec l’arrivée de nouvelles personnes (qui ont, pour la plupart, rejoint les indignés 11 novembre avec l’appel national), le rassemblement de samedi a pris de l’ampleur. Nous avons mieux occupé l’espace avec plus d’informations proposées, de matériel (cartons, pinces à linge, fils…). La mise en place de la première friperie (vêtements proposés gratuitement aux gens) a été intéressante. Cela nous a apporté de la visibilité. Peu de personnes ont osé prendre des vêtements mais c’est normal, la gratuité est un territoire inconnu dans ce système. En expliquant ce qu’est cette friperie, nul doute que les fois prochaines, plus de personnes se serviront. Nous avons renoué aussi avec l’Assemblée Populaire à laquelle 22 personnes ont participé. Plusieurs échanges ont eu cours :

  • Déclarer le rassemblement aux autorités ou pas.

  • Sur le système bancaire

  • sur la préparation de l’action du 26 novembre avec la prise en compte de ce qui manquait lors de la première action (interpellations des gens, panneaux à fabriquer)

Les décisions prises ont été d’appeler à se rassembler samedi 26 novembre à 10 heures place du Ralliement pour une action contre les banques et de se réunir mercredi 23 novembre à 18 heures au Saltimbanque (près des 400 coups) pour préparer l’action.

7 participants.

Le rassemblement a débuté à 18h, le temps que les participants arrivent et s’installent, le débat a débuté à 18h30. La bannière « un autre monde est possible » a été tendue entre les colonnes du théâtre. Durant cette réunion, plusieurs personnes se sont arrêtées, interpelées par cette bannière.
Dont un vendeur indépendant d’énergie ; cherchant une clientèle crédule en nous prônant son énergie verte. Nous l’avons invité à repasser dimanche pour débattre du nucléaire et des énergies renouvelables. D’autres personnes s’arrêtent régulièrement pour comprendre la raison de ce sit-in.
Plusieurs participants ont créé des chasubles slogans, une alternative à notre maison en carton. Nous avons, entre autres, aborder le thème des banques associatives et des crédits solidaires.
Un nouvel intervenant nous a donné son avis sur l’organisation et la gestion de ces réunions. Il fait une grande différence entre les responsabilités et le pouvoir. On peut donner des responsabilités tandis que le pouvoir se prend. Selon lui, il est nécessaire de créer un bureau, qui aurait des responsabilités, pour ne pas éparpiller le mouvement. Certains lui ont répondu que la base de ce mouvement est justement de ne pas avoir de leader, encore moins de hiérarchie.

Note, avis personnel : je comprends de plus en plus, selon moi la direction de ces réunions. Se réapproprier la place publique pour débattre, avoir des conversations ouvertes sur des sujets divers, inviter les passants à réagir avec nous. Je remarque des sujets récurrents : société, développement, banque, alimentation, énergies.

13 participants (plus de 20 à un moment, rejoints par des préados de la région parisienne en colonie dans le coin avec lesquels nous avons échangés pendant 45mn (sur les politiciens, sur le travail le dimanche, sur le nucléaire, Hiroshima, la révolution française, la taxe Tobin…). C’était sympa car ils étaient curieux, vifs, réactifs, pertinents, impertinents…et finalement assez conscients de l’état du monde dans lequel on vit).

 – Le lieu alternatif « l’étincelle » a été présenté à ceux qui ne le connaissaient pas (rue Maillé) : lieu où sont présents des mouvements comme les déboulonneurs, no pasaran, le comité de soutien aux sans papiers… concerts, vidéos, informations, repas végétarien le vendredi midi, squat « le slip », librairie et réparation de vélos en face.
– Questionnement : où trouver l’information quand on fait un blocage sur la lecture. Rappel des suggestions de vidéos faites lors des rassemblements précédents. Il pourrait être utile de mettre ces infos sur le blog (s’il y a un spécialiste d’internet parmi nous) ainsi que toutes les adresses mails pour communiquer entre nous (pour le moment, c’est centralisé par Antoine (Joachim) qui gère le blog). A réfléchir.
– Il a été décidé à la fin de chaque AG de faire un tour des participants pour voir qui sera présent au prochain rassemblement (pour ne pas se retrouver seul un mercredi en août !). Réflexion sur le rassemblement les jours de pluie et en hiver. Quand il pleut, repli sous l’abri du tram. Ça nous fera échanger avec les usagers. Pour le froid, peut être dans un local (étincelle ?). Nous avons du temps pour y réfléchir.
– Quels liens avec les autres mouvements de résistance ? Certains mouvements sont très intéressés par la démarche, des connections sont possibles pour la rentrée sociale de septembre. D’autres pensent que ce mouvement va s’essouffler. L’avenir nous le dira.
Beaucoup de personnes se sont arrêtées ce dimanche. De nombreux échanges. Après-midi d’une grande convivialité.

7 participants.

– Un premier échange a eu lieu sur les objectifs du rassemblement. Un des objectifs ne pourrait-il pas être de restaurer le débat entre tous les citoyens français, indignés ou non ? Réflexion sur la tolérance, sur le sens de la démocratie.
– Un autre échange a porté sur la consommation et sur l’importance des conséquences de nos achats sur le monde. Le sac plastique qui va finir à l’usine d’incinération vectrice de pollutions est-il à bannir ? Quelles alternatives aux supermarchés ? La consommation biologique, AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), les jardins de Cocagne (Ces jardins maraîchers permettent à des adultes en difficulté de retrouver un emploi et de (re)construire un projet personnel. Ils produisent et distribuent des légumes biologiques, sous forme de paniers hebdomadaires par une formule d’adhésion), les magasins Biocoop…
Il a été souligné l’importance de retrouver une certaine autonomie en faisant nous-mêmes les produits (exemple du dentifrice à partir de l’argile). Comme alternative à la lessive très polluante, après les noix de lavage (bio mais venant d’Inde), il a été évoqué le savon noir de Marseille dilué dans de l’eau.
– De multiples initiatives se mettent en place pour résister à l’ordre en marche. Comment pouvons-nous fédérer tout cela en vue de la rentrée de septembre ? Par exemple, le premier mardi de chaque mois au café des orfèvres se réunit le repaire des auditeurs de l’émission de radio « là-bas si j’y suis ». En septembre, le sujet des villes en transition va être traité et en octobre celui des Colibris (Pierre Rabhi). Autant de sujets qui peuvent intéressés les indignés. Peut-on mutualiser nos pratiques, ressources, informations.
-Enfin, des membres du collectif de soutien aux sans papiers ont fait part de leurs difficultés et nous appellent à les rejoindre le soir devant la mairie. Notre présence, nos sourires, les échanges avec les demandeurs d’asile, de la nourriture (pâtes, riz, thé noir, café), des couvertures… sont autant de réconfort que nous pouvons solidairement leur apporter.

Mois de juillet oblige, moins de participants au rassemblement des indignés de ce dimanche (17 à l’heure de pointe) mais aussi moins de passants place du Ralliement. Ce rassemblement a été différent des précédents mais n’a pas manqué d’intérêt. Les cartons pour disposer les informations n’ont pas tenu longtemps face au vent (une petite demi-heure) mais une banderole a permis de rester visible. Globalement, il y a eu moins d’échanges avec les passants et entre nous (pas de discussion en cercle). Par contre, ce rassemblement a été beaucoup plus festif. Des échasses, du maquillage, de grosses craies de couleur pour dessiner et écrire des messages sur la place, de la musique (guitares et djembé) avec une réflexion sur un répertoire de chansons pour les rassemblements des indignés.
Il serait peut être intéressant lors de nos prochains rassemblements de faire cohabiter le festif et la discussion collective.
L’idée a été émise d’écrire des messages sur les billets de banque. C’est vrai que si les idées circulent autant que la monnaie,  ce sera un bon moyen de faire passer nos informations !
Enfin, un film dont nous avons parlé ensemble : l’an 01 de Jacques Doilon.